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5 bonnes raisons d’actualiser votre section médias

ordi_journaliste_montageLa majorité des organisations, grandes ou petites, publient une section « médias » sur leur site Web. Nommée « salle de nouvelles », « galerie de presse » ou tout simplement « médias », il s’agit encore souvent d’une liste de communiqués à consulter et d’un espace pour télécharger le logo de l’organisation.

À l’heure des réseaux sociaux, l’information voyage à vitesse grand V et les nombreuses coupures effectuées par les entreprises de presse font en sorte que les professionnels des médias ont de moins en moins de temps pour produire et diffuser cette information.

Voici donc une opportunité pour les organisations de repenser et d’améliorer leur salle de nouvelles corporative pour la rendre plus performante et surtout mieux adaptée à la réalité des médias traditionnels et sociaux. Comment ? En transformant votre salle des nouvelles en véritable média, en y présentant du contenu sous divers formats (articles, photos, vidéos, infographies, etc.) et en éditant son contenu comme le ferait un chef de pupitre.

Voici 5 bonnes raisons de rénover votre section « médias » dans les plus brefs délais.

1. Devenir un guichet d’expertise unique, pertinent et efficace pour les médias

Devenez une source de référence pour les médias. Plus ils feront appel à vous pour obtenir de l’information sur votre secteur d’activité ou vos enjeux, plus ils vous offriront d’opportunités pour communiquer votre message et votre point de vue sur ces questions. Un des moyens de devenir incontournable est de rendre votre salle des nouvelles la plus complète possible, un véritable guichet unique de votre expertise. Coincés par des délais de plus en plus serrés les journalistes apprécieront accéder rapidement et facilement à un éventail d’informations pertinentes et adaptées à leurs besoins.

Quoi inclure pour devenir une référence pour les médias :

  • liste des contacts média affichée au 1er niveau (important… ne les faites pas chercher)
  • galerie photos
  • espace vidéo
  • communiqués de presse
  • photos et bios des dirigeants
  • articles d’intérêt (incluant des nouvelles de l’industrie)
  • articles/blogues signés par vos experts internes
  • citations et allocutions
  • logos et autres pièces graphiques à télécharger
  • rapports d’expertise ou de sondage
  • suivi des dossiers ou des enjeux de l’organisation
  • publications
  • si pertinent, pourquoi pas un espace de discussion (chat) et d’interaction directe avec les médias…

Bref, tout élément susceptible de positionner favorablement votre organisation et son expertise auprès des médias.

2. Devenir une pépinière de contenu pour vos réseaux sociaux Rentabilisez vos efforts de création de contenu sur votre salle de nouvelles en diffusant vos articles, allocutions, photos, vidéos, infographies, etc., sur vos réseaux sociaux. Ces plateformes sociales doivent constamment être alimentées en contenu afin de maintenir l’intérêt de vos communautés pour votre marque. Cela nécessite un grand investissement de temps sans toujours garantir un retour sur investissement à court terme. Planifiez donc le contenu de votre salle de nouvelles en synergie avec vos réseaux sociaux. Vos efforts seront ainsi mieux canalisés et vos messages, mieux alignés.

De plus, assurez-vous d’instaurer des redirections efficaces entre votre salle de nouvelles et vos réseaux sociaux, notamment par :

  • la présence de boutons de partage vers les réseaux sociaux sur votre page de salle de nouvelles
  • le positionnement d’un hyperlien vers votre page de salle de nouvelles dans chacun des statuts publiés sur vos réseaux sociaux
  • l’abonnement RSS au contenu de votre salle de nouvelles
  • la facilité de consultation de votre salle de nouvelles sur mobile

3. Faire preuve de transparence et d’accessibilité auprès de vos publics

En améliorant l’offre de contenu de votre salle de nouvelles et, par conséquent, celle de vos réseaux sociaux, vous présenterez à vos divers publics un visage plus transparent et accessible, tout en permettant une meilleure interrelation avec ces derniers. Cette nouvelle proximité contribuera à améliorer leur confiance et leur engagement envers votre organisation.

Vous bâtirez ainsi une communauté plus large et plus fidèle sur les réseaux sociaux dont chacun des membres pourra devenir un ambassadeur de votre marque auprès de son réseaux respectif.

Soyez transparents – sans compromettre la stratégie de l’entreprise, bien sûr -, et généreux… ils vous le rendront au centuple.

4. Améliorer le référencement naturel de votre site Web (SEO)

L’offre de contenu accrue de votre salle de nouvelles est le moyen idéal pour améliorer le référencement naturel – aussi appelé organique – de votre site Web. En adoptant un répertoire de mots-clés adaptés aux termes utilisés par les médias et vos publics sur les engins de recherche, vous obtiendrez plus d’opportunités de figurer parmi les principaux résultats et ainsi vous assurer qu’ils consulteront votre contenu et vos messages en priorité.

Conjugué à vos réseaux sociaux, un référencement naturel performant contribuera à générer un achalandage toujours croissant sur votre site Web… achalandage qui contribuera aussi à améliorer le référencement de votre site. Bref, une dynamique circulaire s’installera au profit de votre salle de nouvelles.

5. Une plateforme pour mesurer vos résultats

Observez et analysez les résultats de votre salle de nouvelles et de ses diverses sections afin de l’améliorer de façon continuelle, notamment par la cueillette de données…

  • quantitatives : utilisez Google Analytics (gratuit et très performant)
  • qualitatives : positionnez un bref sondage de satisfaction à l’intention des visiteurs de votre salle de nouvelles afin de recueillir leurs commentaires et suggestions

À lire sur le sujet :

 

Larguer ou non son porte-parole ?

Photo : site Web http://7jours.ca

Tout le bruit suscité récemment par « l’affaire » Joël Legendre dans les médias tradionnels et sur les réseaux sociaux nous rappelle à quel point le tribunal de l’opinion publique peut être brutal et rendre complètement radioactif « l’accusé » dont le statut social, la crédibilité et la réputation viennent de fondre comme neige au soleil.

Que l’on soit d’accord ou non… Que la réaction exprimée soit disproportionnée ou non… Là n’est pas la question pour les organismes qui se sont associés avec cette personnalité publique.

Larguer ou non son porte-parole, voilà la question qu’ils doivent se poser, et vite!

Comme responsable des communications, votre rôle est de gérer la réputation de votre marque et non celle de votre porte-parole. Aussi insensible que cela puisse paraître, c’est ce qui doit primer si les actions de votre porte-parole risquent d’éclabousser la crédibilité et la confiance du public face à votre organisation.

J’ai donc été surprise de constater qu’en date de vendredi, Opération enfant soleil et l’Expo Manger Santé et Vivre Vert ne s’étaient toujours pas positionnées sur cette question. Comme ces organisations rejoignent toutes deux un public familial – surtout Opération enfant soleil – il valait mieux communiquer rapidement afin de se dissocier publiquement de leur porte-parole, et ce afin de s’assurer que les actions de ce dernier n’aient pas le temps d’entacher leur marque dont la crédibilité est si longue à bâtir mais si rapide à détruire.

Samedi, un article dans le Journal de Montréal relatait que M. Legendre n’animera pas le prochain gala Opération enfant soleil mais on constate qu’il s’agit d’une conséquence de sa décision de se retirer de la vie publique et non d’une décision de l’organisation. Dans ce cadre, le manque de proactivité de l’organisme se faisait sentir dans les commentaires des internautes. Du côté de l’Expo Manger Santé et Vivre Vert, silence radio au moment d’écrire ces lignes.

Larguer ou non son porte parole ?

Même s’il faut agir vite lorsque son porte-parole se met dans l’eau chaude, il ne faut pas succomber à la panique et prendre le temps de se poser les questions suivantes :

  • Est-ce que les actions du porte-parole entrent en conflit avec notre mission ou nos valeurs ?
  • Est-ce que les actions du porte-parole peuvent porter ombrage ou nuire à notre réputation de quelque façon que ce soit ?
  • Y a-t-il un moyen de tourner cette crise en opportunité pour notre marque tout en conservant notre association avec ce porte-parole ?

Selon les réponses, l’organisation doit agir promptement, soit en « divorçant » de son porte-parole ou en lançant une campagne de communication visant à transformer l’événement en opportunité. Cette deuxième option, dans le cas présent, est difficile à envisager pour les organismes cités plus haut qui ont recruté M. Legendre pour son image de bon père de famille et de personnalité « propre ».

Photo : Martine Doyon Site Web : http://www.coupdepouce.com

Afin d’illustrer ce propos autrement, prenons l’exemple de Normand Brathwaite qui s’était fait arrêter pour ivresse au volant il y a plus de 20 ans alors qu’il était porte-parole de la Fédération des producteurs de lait du Québec. La Fédération avait alors mis fin à son contrat puisque les actions de ce dernier n’étaient plus fidèles au produit, au message et aux valeurs véhiculées. Sans compter qu’elles ouvraient la porte à de mauvaises blagues qui auraient pu se répercuter négativement sur la marque « Le Lait ».

Supposons maintenant qu’il ait été porte-parole pour Réno Dépôt à l’époque (ce qui n’était pas encore le cas). L’événement n’aurait eu que très peu d’incidence sur la réputation du détaillant puisqu’il n’entrait pas en conflit  avec la mission, les valeurs ou les produits de l’entreprise.

Encore mieux, privé de sa voiture pour un an suite à sa condamnation, un angle d’autodérision aurait pu être joué avec succès avec M. Brathwaite pour promouvoir des produits comme un cadenas pour son vélo, un tracteur-tondeuse pour se déplacer, etc., transformant ainsi la controverse en opportunité, tant pour l’entreprise que pour le porte-parole.

 
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Publié par le mars 14, 2015 dans RP

 

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Bouche-à-oreille 2.0

MS directionExtension numérique de l’expérience humaine, les réseaux sociaux, par leurs fonctionnalités de partage, de commentaires et de valorisation en temps réel (Like) permettent de canaliser le bouche-à-oreille pour ou contre votre marque. Make or break… comme disent les chinois.

De surcroît, chaque individu a maintenant le potentiel de générer une crise et d’ébranler sérieusement votre réputation (relire sur ce sujet : Qui est Dave Carroll aujourd’hui? Un média! ).

Médias sociaux et comportement d’achat : bouche-à-oreille 2.0

Le bouche-à-oreille a toujours joué un rôle important pour influencer les perceptions et les inclinaisons des consommateurs envers une marque. L’arrivée des médias sociaux a tout simplement exacerbé ce phénomène.

Selon le site Web d’Imarklab relatant une étude d’eMarketer (2011) sur les effets du bouche-à-oreille positif et négatif sur les décisions d’achat des consommateurs :

« Ces résultats démontrent que l’impact de l’information positive renforce les intentions d’achat en ligne des internautes. En effet en 2010, 80% des répondants à cette étude ont mentionné que les informations en ligne positives à l’égard d’un produit/service avaient renforcé leur décision d’achat. Ce pourcentage se chiffre à 87% pour l’année 2011. Au sujet du bouche-à-oreille négatif, 68% des répondants ont avoué avoir changé d’idée par rapport à l’achat d’un produit/service en ligne suite à la lecture d’informations négatives sur la marque en question. »

Du côté du CEFRIO, on remarque que plus de six consommateurs sur dix âgés de 18 à 34 ans sont plus enclins à considérer les avis et les recommandations provenant des médias sociaux lorsqu’ils magasinent en ligne ou hors ligne. Fait intéressant, la consultation des médias sociaux serait plus importante au moment du magasinage que de l’achat en tant que tel. De plus, toujours selon le CEFRIO, les femmes consulteraient davantage les médias sociaux que les hommes au moment de faire l’achat d’un produit ou d’un service.

Sachant cela, comment tirer profit des médias sociaux et de leur potentiel afin de générer un bruit favorable envers notre marque ?

1. Choisissez la plateforme adaptée à vos objectifs et au public ciblé

Comparaison réseaux sociaux

(Source : leveragenewagemedia.com) Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Ne vous lancez pas dans une solution à la recherche d’un problème. Définissez clairement vos objectifs et en quoi une présence active sur les médias sociaux pourra contribuer à l’atteinte de ces objectifs. Augmenter sa notoriété, l’achalandage de son site Web ou ses ventes, améliorer son service à la clientèle ou fidéliser sa clientèle, recruter des talents ou encore bâtir sa marque « employeur », sont des exemples d’objectifs qui auront une influence sur le choix d’une ou de plusieurs plateformes sociales.

Twitter, Facebook, You Tube, LinkedIn ou Pinterest ? Que choisir ? Les plateformes sociales se multiplient et de nouvelles émergent chaque année. De plus, l’offre tend à se spécialiser, vous permettant de mieux cibler les utilisateurs avec qui entrer en relation. Heureusement, il est maintenant de plus en plus facile d’obtenir des données vous permettant de comparer les plateformes sociales entre elles et ainsi prendre une décision éclairée sur celle qui sera en mesure de vous aider à atteindre votre objectif.

Voici quelques liens tirés de l’enquête NETendances 2014 du CEFRIO :

2. Publiez du contenu pertinent pour votre cible et facilitez-en le partage

Vous avez choisi le ou les médias sociaux à privilégier et développé du contenu pertinent pour votre cible. N’oubliez pas de varier les formats de votre contenu (banques d’images, vidéo, infographies, etc.). Cela augmentera les plateformes potentielles de partage et, par conséquent, de recommandations entre internautes.

Facilitez le partage de votre contenu avec une bande de boutons de partage comme celle-ci.

MSpartage

3. Identifiez et impliquez les influenceurs

Qui parle de vous ? Comment parle-t-on de vous ? Que dit-on de vous ? Réalisez une veille des réseaux sociaux afin d’identifier les influenceurs et le ton des discussions à votre sujet. Ciblez les principaux influenceurs et tentez de les impliquer dans la création et la diffusion de votre contenu. (relire sur ce sujet : Communications et médias sociaux : des quilles au pinball)

4. Restez à l’écoute et soyez authentiques

Soyez prêts à réagir aux commentaires positifs et négatifs. Soyez ouverts à la discussion et à ajuster votre message au besoin. Valorisez les influenceurs alliés. Surtout, soyez vrais et authentiques. Un comportement faux, opaque ou trop contrôlant générera à coup sûr un bouche-à-oreille négatif.

Qu’en pensez-vous ?
Comment procédez-vous pour susciter un bouche-à-oreille positif envers votre marque ?

 
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Publié par le février 8, 2015 dans Médias sociaux, Uncategorized

 

Bilan 2014 : Merci !

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2014 de ce blog.

En voici un extrait :

Un tramway de San Francisco peut contenir 60 personnes. Ce blog a été visité 2 100 fois en 2014. S’il était un de ces tramways, il aurait dû faire à peu près 35 voyages pour transporter tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

 
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Publié par le janvier 5, 2015 dans Uncategorized

 

Communication bidirectionnelle symétrique : utopie ?

Image : ici.radio-canada.ca

Un des fondements théoriques moteur de la formation des professionnels en relations publiques sont les modèles de communication bidirectionnelle asymétrique et de communication bidirectionnelle symétrique (Grunig, note 1). Dans le premier, le communicateur cherche à transmettre son message et à influencer son public cible dans la poursuite de l’atteinte de ses objectifs stratégiques.

Le second modèle, bien que plus idéaliste, vise plus une dynamique d’interinfluence entre une organisation et ses parties prenantes. C’est-à-dire que le communicateur acceptera d’adapter son message ou même sa stratégie afin de prendre en considération les préoccupations ou encore les enjeux de son public cible.

Tant dans la sphère universitaire qu’au sein d’associations professionnelles des relations publiques, le modèle symétrique est perçu et promu comme l’idéal à atteindre dans le cadre des meilleures pratiques en relations publiques.

Utopiste ou réaliste ?

Le modèle asymétrique est, bien sûr, le plus répandu, et ce tant du côté des organisations que des groupes de pression. On assiste alors ici à un dialogue de sourds où on tire à boulet rouge sur l’adversaire sans tenter de comprendre ses enjeux ou ses objectifs. Ce faisant, chacun se radicalise de son côté et toute perspective de dialogue constructif et de compromis devient caduque.

Nous en avons eu un bel exemple cette semaine avec la fuite de la stratégie de communication de Trans Canada / Edelman et la réaction épidermique des médias et des groupes de pression – lire sur ce sujet, l’excellent point de vue de Guy Versailles, publié dans Le Devoir du 22 novembre. Dans ce débat, tant Trans Canada que les groupes environnementaux sont dans une dynamique asymétrique, cherchant chacun à gagner du terrain dans la bataille de l’opinion publique.

Est-il possible, dans une société où les organisations et les politiciens gèrent à courte vue, les uns concentrés sur les fluctuations de leur action en bourse et les autres sur l’humeur du moment de l’électorat, de réellement s’engager dans une communication bidirectionnelle symétrique? Est-il réaliste de croire que toutes les parties prenantes d’un enjeu puissent se considérer sur un même pied d’égalité et non seulement comme des éponges réciproques qui doivent absorber passivement le message et l’influence de l’autre? Je continue à croire que oui… et je ne suis pas la seule.

Avec l’aide de plateformes de discussion numériques et des réseaux sociaux, il existe maintenant de réels exemples de communication bidirectionnelle symétrique. Certains sont toujours imparfaits, certes, mais l’intention derrière la communication est plus fidèle au modèle symétrique qu’asymétrique (Note 2).

1. MinesQc.com (Minalliance) : Lancé en février 2014, ce site est une initiative du fonds de communication de la filière minérale québécoise, Minalliance, qui vise à engager un dialogue avec les citoyens et à répondre à leurs questions, afin qu’ils puissent se forger leur propre opinion de l’industrie. Les questions et les commentaires sont transmis à des représentants de l’industrie, à des chercheurs et à des experts indépendants pour fournir aux citoyens du Québec des réponses documentées et transparentes. Les groupes de pression sont aussi invités à y contribuer.

2. Nos aliments. Vos questions. (McDonald’s) : Déployé à l’échelle internationale, cette plateforme de discussion de McDonald’s permet à tout un chacun de poser les questions les plus farfelues aux géant de la restauration rapide qui y répond de la façon la plus transparente possible. Résultat : la perception sur la qualité des aliments offerts a augmenté de 50 % au Canada.

En somme, je ne crois pas qu’une initiative de communication bidirectionnelle symétrique soit une utopie. Elle n’est pas fréquente mais elle est possible. Par contre, elle exige une certaine grandeur et une volonté partagée par chacune des parties prenantes de mettre en commun leurs efforts afin de faire avancer un enjeu à la satisfaction de tous. Cela implique de faire certains compromis. Malheureusement, c’est là où le bas blesse dans la plupart des cas.


En lien avec ce sujet, je vous recommande de lire « Les relations publiques autrement – vers un nouveau modèle de pratique« , publié en 2010 par Matthieu Sauvé aux Presses de l’Université du Québec. L’auteur y présente de façon très critique certains fondements théoriques des relations publiques et propose un modèle social des relations publiques. C’est-à-dire qu’au lieu de n’être qu’au service des objectifs de son organisation, le relationniste vient rallier et faciliter la compréhension et l’émergence d’un consensus entre toutes les parties prenantes. Les relations publiques jouent donc un rôle central dans le rapprochement des parties et le dénouement d’enjeux à la satisfaction de tous. (Note 3)

Modele_social


Notes :

1- Grunig James E. et Larissa A. Grunig, 1992, « Models of Public Relations and Communication, dans J. E. Grunig », Excellence in Public Relations and Communication Management, Hillsdale : Laurence Erlbaum Associates, pp. 285-325.

2- Référence Minalliance et McDonald’s : Social Media Activism by @TomLiacas

3- Matthieu Sauvé, 2010, Les relations publiques autrement – vers un nouveau modèle de pratique, Presses de l’Université du Québec.

 
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Publié par le novembre 23, 2014 dans Uncategorized

 

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Dans l’ombre de l’actualité

Vous l’avez planifié il y a plusieurs mois déjà, les dépenses ont été engagées. Les messages-clés sont approuvés. Les allocutions sont rédigées. Les éléments techniques sont opérationnels. Les intervenants sont prêts. L’équipe est prête. Le café et les croissants sont commandés. Les médias ont été invités sur le fil de presse.Tout est en place pour votre conférence de presse… jusqu’à ce qu’un fou ne s’introduise avec une arme dans le Parlement d’Ottawa, causant ainsi un tsunami médiatique où chaque média à l’échelle nationale y concentre 110 % de son espace.

Votre pire cauchemar de relationniste vient de se réaliser.
Vous venez de sombrer dans l’ombre de l’actualité.

Image : CBC.ca

Organiser un événement de presse n’est jamais une garantie que la couverture médiatique sera un succès et nous devenons tous, d’une certaine façon, tributaires des sursauts soudains de l’actualité qui viendront nous dérober l’intérêt des médias envers notre message. Parlez-en à tous les relationnistes qui ont grincé des dents à plus d’une reprise durant le printemps érable de 2011. Bien des manifestations d’étudiants ont ainsi rendu caduques nos efforts médiatiques car perçues plus attractives et spectaculaires aux yeux des médias.

Même en vérifiant à l’avance la présence d’éventuels événements de presse concurrents, nul n’est à l’abri d’un accident spectaculaire de la route, d’un désespéré agrippé sur le Pont Jacques-Cartier ou d’un dangereux désaxé qui fait irruption dans un lieu public avec une arme. Que fait-on dans ce cas ? Annuler ? C’est à évaluer au cas par cas.

En effet, tous les éléments perturbateurs n’ont pas la même portée médiatique. Par exemple, une manifestation étudiante impromptue viendra certes vous prendre quelques caméras qui devaient se présenter à votre conférence de presse. Par contre, le bulletin d’information ne sera pas entièrement mobilisé sur cet événement et il sera tout de même possible de vous y tailler une place, notamment avec une entrevue en studio ou une mention plus brève, mais une présence tout de même.

L’Ombudsman de l’Ontario : événement annulé
Dans le cas d’événements comme ceux d’Ottawa cette semaine, on ne peut rien faire et mieux vaut annuler si on a le temps de réagir. C’est ce qu’a fait l’Ombudsman de l’Ontario qui devait rencontrer la presse à 13 h sur la manière dont le gouvernement traite les plaintes à propos des fournisseurs non agréés de services de garde d’enfants. La fusillade ayant eu lieu vers 9 h 30, ils ont eu le temps de prendre la mesure des événements et ont pris la juste décision de reporter la conférence de presse. Avoir maintenu le cap aurait pu créer un malaise tout en tombant dans l’indifférence médiatique la plus totale.

Silence radio pour la Semaine québécoise du traumatisme craniocérébral
Chez nous, au Québec, certaines conférences de presse étaient prévues en avant-midi. Il était donc difficile pour les organisateurs de réagir puisque celles-ci étaient prévues au moment – ou peu après – où se déroulaient les événements à Ottawa. Par contre, elles n’ont probablement pas eu l’occasion de récolter les retombées médias espérées. Les relationnistes ont donc dû mettre plus d’emphase sur la relance personnalisée de journalistes-clés, les réseaux sociaux et la communication directe auprès des partenaires afin de relayer l’information. C’est le cas de la Fondation canadienne des tumeurs cérébrales (10 h 15) et du Regroupement des associations de personnes traumatisées craniocérébrales du Québec (11 h), toutes deux tenues dans le cadre de la Semaine québécoise du traumatisme craniocérébral. Malheureusement, dans les deux cas, leur message n’a pu être entendu dans les médias.

Manifestation à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont : la FSSS-CSN maintient le cap
Du côté des syndicats montréalais de la FSSS-CSN, il aurait été préférable d’annuler et de reporter la manifestation visant à dénoncer les compressions budgétaires à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont prévue mercredi, à 12 h. À cette heure, les événements d’Ottawa étaient bien connus et les chaînes de nouvelles continues couvraient déjà la nouvelle de façon opaque. Résultat : seul le Journal de Rosemont en a fait mention, ce qui passe à côté de l’objectif de faire pression sur le Gouvernement. Au moins, ils ont pu compter sur un article du journal Métro rédigé la veille au moment de la publication de leur invitation média.

L’AQCPE réussit à s’en tirer grâce à une tournée régionale
La conférence de presse de l’Association Québécoise des Centres de la petite enfance (AQCPE) visait à lancer une tournée de mobilisation régionale incluant les régions des Laurentides, de Lanaudière de la Mauricie et de l’Estrie. Outre une mention nationale à Radio-Canada, le 24 octobre et non le 22, l’organisme pourra espérer recueillir une couverture au sein des médias des régions visitées.

Et vous, qu’auriez-vous fait ?

 
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Publié par le octobre 26, 2014 dans Uncategorized

 

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Avis de recherche : relationniste

J’ai sursauté la semaine dernière en entendant M. Eddy Savoie, propriétaire des Résidences Soleil, se défendre à l’animatrice Marie-France Bazzo de n’avoir aucun professionnel en communications pour le conseiller, après qu’elle lui ait demandé s’il était dans une « opération » de relations publiques. Avouez que la question était pertinente. Ayant entretenu le silence radio depuis le début de ses procédures judiciaires envers Mme Thériault-Martel, la soudaine disponibilité de M. Savoie à réaliser des entrevues pouvait sembler opportuniste.

Photo : Radio-Canada/Marie-Ève Tremblay

Photo : Radio-Canada/Marie-Ève Tremblay

L’homme d’affaires dit vouloir défendre sa réputation et a emprunté — avec force — la voie des tribunaux. Or, un bon conseiller en relations publiques, recruté au départ, lui aurait fait économiser bien des frais légaux, tout en l’aidant de façon bien plus efficace à gérer la situation en limitant son impact sur votre réputation et, par conséquent, celle de son entreprise.

Car la bataille de la réputation, c’est aussi et surtout dans l’arène de l’opinion publique qu’elle se joue. En ne misant que sur le légal et en négligeant la communication avec ses divers publics, M. Savoie l’a déjà perdue et aucun jugement d’appel, aussi favorable soit-il, ne l’aidera à regagner la crédibilité perdue.

Et avec sa réaction face à la démission en bloc, cette semaine, d’une dizaine d’employés du CHSLD de Saint-Lambert, M. Savoie a de nouveau fait la démonstration de son manque à gagner en terme de sensibilité face aux enjeux liés à la réputation.

La réputation de M. Savoie est étroitement liée à celle de son entreprise. Et avec le succès des Résidences Soleil au cours des dernières années dans le secteur de l’hébergement des aînés, elle est devenu un symbole, une cible que des individus ou des groupes d’intérêts chercheront à attaquer à grands renforts de couverture médiatique. Dans ce contexte, il serait plus avisé pour M. Savoie de revoir sa position et de solliciter conseil auprès d’un professionnel en relations publiques qui pourra, entre autres, l’aider à :

  • mieux comprendre la relation d’inter-influence entre son entreprise et ses diverses parties prenantes;
  • créer et maintenir une relation de confiance positive et constructive avec ses divers publics internes (employés, syndicats);
  • renforcer ses relations avec ses alliés (partenaires, clients et employés satisfaits) qui pourront l’aider à se défendre, advenant une critique sur la place publique;
  • comprendre le rôle et le langage des médias;
  • l’aider à mettre de l’avant la contribution positive de son personnel et de ses établissements envers nos aînés;
  • comprendre que le développement de son entreprise passe aussi par une bonne gestion de ses enjeux et que sa réputation personnelle est indissociable de celle de son entreprise.

Bref, il n’est pas trop tard pour reconsidérer sa position et s’engager dans un processus constructif, positif et durable de relations avec ses publics… et non d’une simpliste tournée média devancée et suivie d’un lourd silence, prêtant ainsi trop facilement flan à la critique et lui évitant toute chance de faire passer son message.

 
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Publié par le septembre 2, 2014 dans RP

 

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