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Ces entreprises qui ne communiquent pas…

05 Sep

Avec l’exemple de l’entreprise Montreal Maine and Atlantic Railroad (MMA) responsable de la tragédie de Lac Mégantic et maintenant Reliance, à Pointe-Claire, liée à l’entreposage illégal de BPC dont l’administrateur s’est empressé de « déménager » des boîtes de documents en pleine nuit, l’été 2013 nous procure deux exemples criants de mauvais citoyens corporatifs dont la première réaction, quand survient la crise, est de se terrer dans leur bureau – ou auprès de leurs avocats – plutôt que de faire face aux médias et ainsi présenter leur version des faits, quelle qu’elle soit.

D’autres communiquent plutôt à sens unique sans écouter les préoccupations de leurs parties prenantes. C’est le cas de Couche-Tard qui choisit d’ignorer une frange de ses publics internes et de son environnement social et réglementaire en reléguant constamment sous le tapis l’enjeu de la syndicalisation de ses magasins. Résultat : la question syndicale les rattrape lors de plusieurs de ses assemblées d’actionnaires et vient détourner l’attention des investisseurs et des médias sur cette question plutôt que sur les bons résultats financiers de l’organisation.

Bien qu’il s’agisse ici d’exemples et de contextes bien différents, ces entreprises ont une chose en commun : elles ne voient pas la priorité d’établir, de façon proactive, une communication bidirectionnelle honnête et ouverte avec toutes leurs parties prenantes.

Est-ce qu’une entreprise peut opérer sans entretenir ce type de dialogue avec ses diverses parties prenantes?
Malheureusement oui, car plusieurs le font… mais pas pour bien longtemps! Un jour ou l’autre, cela finira par les rattraper et nuira à leur développement.

  • L’exemple de MMA est frappant en ce sens. La mauvaise structure de communication de l’entreprise et son manque de planification ont contribué à empirer une situation déjà fort critique. Financièrement, l’entreprise serait probablement en grandes difficultés, comme c’est le cas aujourd’hui, mais en communiquant de façon responsable et avec humilité face à la crise, elle aurait diminué l’impact sur sa réputation et celle de ses employés québécois, maintenant sur le chômage, mais qui doivent continuer à vivre dans leur milieu avec cette lourde croix à porter…
  • Couche Tard, pour sa part, ne voit pas la priorité de se soumettre au Code du travail du Québec et permettre la syndicalisation de ses magasins qui en font la demande. Pour l’instant, cela ne semble pas nuire à ses bonnes performances financières. Par contre, l’entreprise ne pourra esquiver longtemps cet enjeu qui viendra mettre, tôt ou tard, du sable dans l’engrenage. Par exemple, un groupe d’investisseurs, préoccupés par cette question pourrait se faire plus pressant et inciter d’autres actionnaires à faire pression sur l’entreprise ou encore à créer une instabilité qui en découragera à investir dans la compagnie. Sans compter que plus l’entreprise prendra de l’expansion, plus elle deviendra un symbole et un cheval de bataille important pour le milieu syndical.

Bref, une bonne gestion des enjeux, le maintien de relations “gagnantes-gagnantes” et une communication à double sens avec l’ensemble des parties prenantes de l’organisation n’est pas seulement le meilleur moyen de prévenir la prochaine crise, c’est aussi un gage important de réussite nécessaire pour en assurer son développement plein et entier.

 
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Publié par le septembre 5, 2013 dans RP, Uncategorized

 

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