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Le pire et le meilleur des RP : Tootsie Roll vs Krispy Kreme

13 Jan

Récemment, l’émission américaine Sunday Morning, sur les ondes de CBS, a présenté deux reportages dont l’un sur l’entreprise Tootsie Roll et l’autre sur Krispy Kreme. Bien que les reportages possédaient des sujets bien différents, je trouvais intéressant de vous les présenter car chacun, à sa façon, illustre le meilleur et le pire des pratiques en relations publiques. D’abord, présentons le reportage de Nancy Giles sur le “mystère” Tootsie Roll.

L’opacité de Tootsie Roll
Depuis sa création, en 1896, l’entreprise Tootsie Roll, comme la journaliste le mentionne si bien, demeure “enveloppée dans le secret” (Wrapped in secrecy) et maintient un  voile très opaque sur ses recettes et ingrédients, ce qui est compréhensible, mais aussi sur l’ensemble de ses activités ainsi que ses résultats financiers. Dans le reportage, un courtier financier avoue ne plus recommander ce titre aux investisseurs car il est trop difficile d’avoir l’heure juste sur les performances financières de l’entreprise. Même l’emplacement du siège social est gardé comme une base militaire et la journaliste se fait cavalièrement chasser des lieux par un gardien de sécurité.

NGiles

Rappelons qu’il s’agit ici d’une entreprise qui fabrique des friandises et non de l’armement nucléaire. À mon avis, ils sont très chanceux que des journalistes ne les aient pas encore pris en grippe et aient dénoncé ce manque de transparence.

L’entreprise aurait tout intérêt à améliorer ses relations publiques et à les adapter à la réalité médiatique du 21e siècle. Cela ne pourra qu’aider sa marque vieillissante à s’actualiser et à s’étendre vers de nouvelles générations de consommateurs.

La générosité de Krispy Kreme
À l’inverse, l’entreprise Krispy Kreme a vraiment compris comment récupérer un message d’apparence cocace sur Facebook et saisir l’opportunité ainsi offerte de s’associer à un message positif et humain.

KK

Le reportage relate l’histoire de Chris Rosati, un homme de 42 ans atteint de sclérose latérale amyotrophique (SLA), mieux connue sous l’appellation « maladie de Lou Gehrig », une maladie neuromusculaire évolutive dans laquelle les cellules nerveuses meurent et laissent les muscles volontaires paralysés. Une fois diagnostiqué, Chris s’est mis dans la tête de voler un camion Krispy Kreme et d’en distribuer le contenu à une école de son quartier. Il a partagé son “idée” sur Facebook et Krispy Kreme y a donné suite, non pas avec des menaces légales, mais plutôt en lui fournissant un autobus rempli de beignes afin qu’il puisse les livrer à une école ainsi qu’aux patients d’un hôpital près de chez lui.

Les cyniques diront que l’entreprise a agit d’abord et avant tout pour bien servir son image. À preuve: l’autobus et les bénévoles qui l’ont accompagné dans sa “livraison” étaient clairement identifiés aux couleurs de Krispy Kreme. Et après? Rien ne l’obligeait à le faire. Je dis plutôt qu’il s’agit d’un bel exemple où une entreprise a été à l’écoute de ses réseaux sociaux et a su tirer profit d’une belle opportunité d’avoir un impact dans sa communauté, tout en bénéficiant d’une couverture médiatique positive dans le cadre d’une histoire à caractère humain, ce dont les médias raffolent!

Bref, chapeau à Krispy Kreme et courage à Chris Rosati dans sa bataille contre la maladie.

 
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Publié par le janvier 13, 2014 dans RP, Uncategorized

 

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