RSS

Archives de catégorie : Médias

Pour ou contre la « cassette » ?

cassetteLe 29 mai dernier, les lignes de presse du gouvernement Couillard ont été coulées par mégarde dans les médias. Ces derniers ont fait leurs choux gras de cette boulette de l’entourage du premier ministre, ridiculisant au passage ces parcelles de « cassette » destinées aux ministres libéraux.

Je trouve que certains représentants des médias y sont tout de même allés un peu fort.

Même si je ne suis pas d’accord avec le fait de répéter un même message de façon robotique sans écoute ni adaptation face à l’enjeu en question, je sais que les médias apprécient des réponses d’entrevues un peu plus adaptées à leurs contraintes de diffusion. Il est donc un peu hypocrite de leur part de condamner tout effort de préparation à l’entrevue.

Avoir ou ne pas avoir de « cassette »?

La préparation de lignes de presses quotidiennes se défend très bien car à la vitesse où va l’information, notamment avec les chaînes continues et les médias sociaux, l’exigence de pondre une « clip » rapide et intelligente se fait de plus en plus pressante et peu insécuriser bien des intervenants politiques. Les lignes de presse les aideront donc à avoir une assise sur laquelle bâtir leurs messages de la journée.

Malheureusement, alors que certains ministres comprendront qu’ils doivent s’approprier ces messages et les enrichir afin de transmettre une information plus complète et adaptée aux préoccupations de leurs parties prenantes, d’autres les répéteront comme un vieux disque usé, générant au passage frustration chez l’intervieweur et cynisme chez l’auditeur.

Rappelons que l’entrevue est une opportunité de transmettre son message auprès de son public cible. Qu’il s’agisse d’informer, de convaincre ou de rassurer, le temps passé en ondes doit aider l’organisme ou l’individu à atteindre cet objectif. Ceci dit, il s’agit aussi d’être à l’écoute du journaliste et d’avoir un réel échange, ce qui n’empêche pas de communiquer ses messages-clés de la façon la plus fluide et naturelle possible.

Or, un intervenant qui n’est pas à l’écoute de l’intervieweur et qui répète inlassablement sa « cassette » ne saura pas trouver une oreille attentive auprès du public et passera à côté de son objectif premier.

Bref…

  • POUR une préparation sous forme de messages clés permettant au porte-parole d’atteindre son objectif de communication auprès du public visé…
  • CONTRE l’utilisation robotique et non contextualisée de ces messages dans le cadre de l’entrevue…

Et vous, POUR ou CONTRE la « cassette » ?

 
1 commentaire

Publié par le juin 23, 2014 dans Médias, Uncategorized

 

Mots-clés : , , , ,

Garderies: gaspillage de capital pour le gouvernement Couillard

Garderie_SRC

Cliquez sur l’image pour visionner le reportage du Téléjournal du 13 mai 2014

La semaine dernière, le ministère de la Famille décidait de geler l’émission de tous les nouveaux permis jusqu’à l’annonce du premier budget Leitao, en juin. Or, plusieurs établissements sur le point d’ouvrir ont dû laisser les clés dans la porte, congédier du personnel et retarder l’arrivée des enfants dont les parents avaient déjà quitté leur place au sein de l’établissement précédent.

En entrevue au 98,5 FM (13:00), la ministre Francine Charbonneau répétait mécaniquement son message, en démontrant très peu d’empathie pour des parents coincés entre deux eaux, sans service, et des propriétaires sur le bord du gouffre financier.

Malheureusement pour elle, ce genre de problématique représente du gros bonbon bien sucré pour les médias. Tous les ingrédients y sont présents: le “méchant” gouvernement contre les familles québécoises, le potentiel visuel des garderies flambant neuves et complètement vides, bref, une belle histoire à la David contre Goliath, manichéenne à souhait.

Résultat: moins d’une semaine après l’annonce du gel des permis, le ministère annonçait que les établissements prêts à ouvrir pourraient finalement obtenir leur permis (Le Devoir, 17 mai 2014).

Un gaspillage de capital

Élu avec une forte majorité, le gouvernement Couillard a la légitimité de mener à bien ses réformes en matière de finances publiques. Par contre, pour maintenir l’adhésion de son projet au sein de la population, il devra user avec intelligence de son capital de sympathie. Or, des décisions unilatérales, telles que celle prise par la ministre de la Famille la semaine dernière, représentent un gaspillage de capital. Et du capital, le gouvernement en aura besoin pour faire face à l’opposition des groupes qui seront affectés par les mesures d’austérité à venir.

Il aurait été plus sage, dès le début, d’autoriser les permis de garderie déjà promis et d’annoncer un gel pour les nouveaux projets, le temps de revoir l’affectation des ressources en fonction des besoins du ministère. De cette façon, le gouvernement maintient le cap sur des finances publiques responsables, tout en démontrant une certaine dose de jugement. Il gagnerait aussi à travailler avec les parties prenantes dans la recherche de solutions permettant de mieux affecter les ressources dans un contexte financier plus difficile. Il créera ainsi de précieuses alliances qui lui permettront de faire face de manière beaucoup plus solide à l’opposition.

Thatcher Thatcher, Milk Snatcher

Garderie_ThatcherCette utilisation judicieuse du capital de sympathie, Margaret Thatcher, première ministre de Grande-Bretagne de 1979 à 1990, l’a apprise à la dure en 1971, alors qu’elle était ministre de l’Éducation et qu’elle avait décidé de supprimer le programme de distribution gratuite de lait pour les écoliers. Cette décision a, bien sûr, provoqué un tollé et le symbole des enfants victimes de coupures budgétaires lui a causé un tort beaucoup plus grand que la simple économie réalisée.

De son propre aveu, la dame de fer a reconnu que cette expérience lui avait coûté beaucoup trop cher sur le plan politique et en a tiré la leçon de mieux choisir les batailles pour lesquelles elle était prête à mettre son capital en jeu.

 
Laisser un commentaire

Publié par le mai 17, 2014 dans Médias, RP, Uncategorized

 

Mots-clés : , , , , , ,

Journaliste, une profession à protéger

Source image : lesaffaires.com

Les récentes coupures annoncées à Radio-Canada, conjuguées à celles réalisées dans les médias au cours des dernières années font craindre que le journaliste ne soit bientôt inscrit sur la liste des espèces en voie de disparition.

L’Association canadienne des journalistes évalue pour sa part le nombre de postes de journalistes coupés à l’échelle canadienne à environ 2000 depuis deux ans. C’est la perte d’emplois la plus importante dans la profession depuis la vague des coupures de 2007-2009.

Les grandes entreprises médias justifient ces coupures par d’importantes restructurations liées aux bouleversements subis par l’industrie : crise de l’imprimé, nouvelles technologies de l’information et pertes importantes de revenus publicitaires.

Certains diront qu’il s’agit d’une redéfinition du rôle et de l’exercice du journalisme, mais force est de constater que la précarité qui entoure désormais la profession ne peut qu’en affaiblir la portée et l’influence.

Polyvalence et précarité

Les journalistes sont devenus de véritables hommes et femmes orchestre. Ils doivent en faire beaucoup plus avec moins de temps et de ressources. Alors qu’un journaliste pouvait “autrefois” préparer son article/reportage avec un photographe ou un caméraman, il doit maintenant souvent prendre lui-même ses photos, réaliser une vidéo et rédiger son texte pour diverses plateformes, le tout avec une date de tombée plus rapide – voire instantanée – afin de demeurer premier sur la nouvelle.

De plus, pour une grande partie de journalistes, le rêve d’être à l’emploi d’un grand média pour y faire carrière s’effrite, année après année. La réalité se loge désormais sous le signe de la précarité :

Perte de diversité de l’information et omniprésence de l’opinion

Demandez à n’importe quel relationniste et il vous confirmera que la présence des journalistes dans ses conférences de presse est devenue anémique. Moins de journalistes signifie aussi qu’il sera beaucoup plus difficile de les déplacer pour son événement ou son dévoilement. Bien sûr, un seul journaliste de QMI peut générer le même rayonnement de couverture (Journal de Montréal/Québec, Canoë, TVA/LCN, etc.)… à condition que la nouvelle soit reprise et pour une nouvelle reprise, combien sont désormais laissées de côté, faute de temps et de ressources ?

Moins de journalistes, signifie donc plus de concentration et moins de diversité dans l’information offerte au citoyen. Dans une perspective plus large, cette rarification des journalistes professionnels affecte la qualité et la diversité de l’information transmise, sans compter qu’elle compromet le rôle même de chien de garde des travailleurs du quatrième pouvoir.

C’est notamment ce qui a été décrié par près de 20 personnalités du service de l’information de Radio-Canada dans une lettre ouverte, le 30 avril dernier :

“Une émission comme Enquête, sans laquelle la Commission Charbonneau n’aurait pas vu le jour, est l’un des exemples les plus probants de la contribution de Radio Canada à la santé démocratique de notre pays. Sans les moyens dont nous disposions, les révélations qui ont fait économiser des dizaines de millions de dollars auraient été impossibles. Les compressions affectent aussi La facture, Découverte, La semaine verte, L’épicerie, Second regard, les émissions de la Première Chaîne et d’Espace Musique ainsi que les stations régionales.”

Et pendant que l’espace des journalistes rétrécit dans nos médias, celle de l’opinion augmente. En coupant des postes de journalistes et en allouant de plus en plus d’espace aux chroniqueurs d’opinion, l’information-spectacle occupe maintenant l’avant-scène, reléguant en coulisses le journaliste au rôle de simple faire-valoir.

 
1 commentaire

Publié par le mai 6, 2014 dans Médias

 

Mots-clés : , , , , , , , , , , , , ,

“Spin doctors” et journalistes : une influence à double sens

Photo : Radio-Canada/Marie-Eve Tremblay http://ici.radio-canada.ca/emissions/c_est_pas_trop_tot

Il s’est dit beaucoup de choses dans cette campagne électorale dont le débat a été souvent plus que houleux et où la boue a été lancée amoureusement de part et d’autre.

J’ai aussi entendu les médias parler le l’influence exercée par les stratèges des partis politiques envers eux. Ce faisant, un terme que je déteste a refait surface: Spin Doctor.

Spin Doctor est une expression à connotation négative pour désigner les relationnistes des partis politiques. Il implique l’usage de pratiques malhonnêtes visant à manipuler les médias dans le but de promouvoir un candidat, une idée ou encore un parti politiques. Ces pratiques sont loin du code de déontologie des relations publiques et encore plus loin d’une saine pratique de la profession. L’emploi de ce terme par les médias est un raccourci intellectuel démagogique et contribue à véhiculer une image négative du travail du relationniste.

Ces “pauvres” journalistes sous influence
Je travaille auprès des médias depuis plus de 15 ans et j’apprécie encore aujourd’hui la relation professionnelle que j’entretiens avec eux. La plupart ont à coeur de communiquer une information juste et objective, dans le meilleur intérêt du public. Mon travail consiste, lorsque je le peux, à faciliter leur accès et leur compréhension face à cette information. C’est aussi le travail des relationnistes des divers partis qui accompagnent les médias au cours d’une campagne électorale. Mais à entendre certains journalistes au cours des dernières semaines, ils sont les “pauvres” victimes de tactiques de manipulation de la part des “méchants” Spin doctors des partis politiques.

Remettons un peu tout cela en perspective :

  • La réalité des médias est la réalité perçue : les médias exercent une grande influence sur la population et ils le savent. Il est donc normal pour les relationnistes de tenter de faire passer leurs messages par ces canaux. Cela ne veut toutefois pas dire que le message est malhonnête ou qu’il n’est pas dans l’intérêt du public d’en être informé.

Par exemple, les deux premières semaines de la campagne électorale ont été monopolisées par le débat référendaire alors que les partis ont procédé à plusieurs annonces qui visaient à faire connaître d’autres facettes de leur programme. Or, les questions en point de presse revenaient sur la question de la souveraineté et très peu d’importance était accordée à l’information que le parti tentait de communiquer. Ainsi, par le filtre des médias qui n’en avait que pour la chicane référendaire, des questions comme l’éducation, l’économie, l’environnement ou la culture ont eu très peu de couverture médiatique.

  • Les journalistes exercent aussi des tactiques d’influence : par la façon dont ils réalisent une entrevue ou encore le choix des questions posées en conférence de presse, par les choix éditoriaux de couvrir ou non une nouvelle et de l’importance qui lui sera accordée, par le ton de leurs chroniqueurs et par le positionnement de leurs éditorialistes, les médias sont loin d’être neutres et réussisent aussi à faire passer leur vision de la réalité et leurs messages auprès du grand public. De plus, comme ils sont les diffuseurs, ils auront toujours le dernier mot, quoi qu’on en dise.

Laissons la boue aux politiciens…
mariageLes relations publiques et le journalisme sont deux professions encadrées par un code de déontologie qui vise à en encadrer l’éthique et la bonne pratique. Il s’agit d’un mariage de raison où nous avons besoin l’un de l’autre.

Nous avons chacun nos objectifs qui peuvent, à l’occasion, entrer en conflit, notamment lorsqu’une information sensible ne peut être divulguée au moment exact où le journaliste le voudrait. Un des objectifs du relationniste étant la gestion de la réputation de son organisation alors que celui du journaliste d’être le premier sur la nouvelle en exigeant une parfaite transparence de l’information, peu importe les conséquences. Dans le cadre d’une relation professionnelle honnête et respectueuse de la déontologie de chacun, il est possible de travailler ensemble malgré ces contraintes.

Je sais les journalistes intelligents et, malgré leur crainte constante d’être manipulés, ce n’est pas demain la veille qu’ils abandonneront tout sens critique. Donc laissons de côté les étiquettes démagogiques et élevons notre discours professionnel, maintenant que la campagne est terminée.

 
1 commentaire

Publié par le avril 6, 2014 dans Médias, RP, Uncategorized

 

Mots-clés : , , , , , ,

« Selfiegate » ou malaise au sein du 4e pouvoir

SelfieLe milieu journalistique international a été sidéré, mardi dernier, par les autopotraits de journalistes français – appelés « selfies » – lors de la visite officielle du président François Hollande à la Maison Blanche. Réprimendés par les services de sécurité de la Maison Blanche et vertement critiqués dans les médias et sur les réseaux sociaux, les journalistes français ne semblent toujours pas comprendre l’origine de toute cette commotion.

(voir NBC, Le Point, La Presse, et bien d’autres)

Selfie Le Monde

En haut, un des selfies les plus populaires de la semaine dernière, celui de Thomas Wieder (lunettes), journaliste politique du Monde. L’équipe politique du Monde l’a par la suite appuyé en publiant son propre selfie (à gauche) sur Twitter.

Ce qui est choquant, ce n’est pas seulement le manque flagrant de professionnalisme dont ils ont fait preuve, mais bien le fait qu’ils ont oublié le privilège que leur accorde leur fonction de représentants de la presse et la grande responsabilité qui en découle auprès de la population.

Alors qu’ils étaient là pour couvrir un événement politique important et jouer leur rôle de chien de garde de l’intérêt public, ils ont plutôt eu l’air d’une bande de touristes, impressionnés par le bureau ovale et les deux présidents!

L’utilisation des médias sociaux par les médias est importante afin de permettre au citoyen d’accéder à une couverture plus large de la nouvelle comme les détails en coulisses d’un événement et autres informations non officielles, par exemple. Mais le selfie d’un journaliste n’est pas de l’information et traduit un grave manque de jugement, peu importe la qualité de sa feuille de route.

Le ridicule ne tue pas mais…
Le selfie de Thomas Wieder a été ridiculisé cette semaine sur Twitter et a fait l’objet de parodies dont voici deux illustrations édifiantes:

Selfie_parodie_1 Selfie_parodie_2

Malheureusement, cela ne contribuera pas à améliorer l’estime de la population pour le métier de journalisme qui diminue un peu plus chaque année, et ce partout dans le monde occidental. À preuve, deux classements parus en 2013, l’un en Suisse et l’autre ici, au Québec. Dans les deux cas, le métier de journaliste inspire un taux de confiance bien en-deçà de 50%, soit 26% en Suisse (30% dans l’ensemble de l’Europe) et 42% au Québec selon une étude Léger Marketing publiée dans le Journal de Montréal du 11 octobre 2013.

Ces résultats sont très alarmant car il s’agit de l’une des professions névralgique qui contribue à maintenir en santé nos sociétés démocratiques.

Pendant ce temps, des journalistes risquent leur vie chaque jour…
Pendant que les journalistes français font les clowns à Washington, d’autres journalistes, incluant des journalistes-citoyens, tentent de faire progresser la liberté de presse et de parole au péril de leur vie. Selon le bilan 2013 de l’ONG Reporters sans frontières, 71 journalistes ont été tués, une baisse de 20% mais un chiffre toujours incompréhensible, alors que 87 ont été enlevés (+ 129%) et 2160 ont été agressés ou menacés (+9%). Quant aux journalistes-citoyens (incluant les blogueurs), 39 ont été tués et 127 ont été arrêtés.

 
 

Mots-clés : , , , , , ,

Stratégies pour augmenter le taux de participation aux élections

DGE_imageMalgré une bonne campagne de publicité du Directeur général des élections et les appels répétés sur toutes les tribunes de l’importance d’aller voter, le taux de participation est demeuré décevant et bien en-deçà des espérances. Bien que légègement en hausse, on aurait tout de même été en droit d’observer des taux bien supérieurs aux 41,3 % observés à Montréal, 41,05 % à Laval et 50 % pour l’ensemble du Québec. Les cas de Saguenay (56,9 %) et de Québec (54,9 %) demeurent des exceptions.

Graph_Participation_Mun2013Il serait réducteur, bien sûr, de ramener ces résultats à un simple problème de communication. Ils peuvent surtout s’expliquer par le cynisme et le désengagement des électeurs et on peut anticiper qu’il faudra des années et bien des contritions de politiciens avant de voir se rétablir une relation de confiance entre l’électeur et son système de gouvernance politique.

Néanmoins, qu’il s’agisse d’inciter les électeurs à aller voter ou encore de convaincre les citoyens de réduire leur vitesse ou d’arrêter de fumer, comme communicateurs, avouons qu’il n’y a rien de plus difficile que de générer une action, un changement ou encore un engagement de la part de notre public.

La campagne de sensibilisation : efficace… à très long terme
La campagne de sensibilisation demeure un des principaux outils des communicateurs pour modifier les perceptions et les attitudes d’une part, et susciter une action, un changement de comportement d’autre part. Or, les meilleurs messages contribuent, certes, à sensibiliser une partie du public qui, à force de répétition, en viendra à adopter un nouveau comportement, mais l’approche éducative doit être soutenue sur le long terme pour atteindre une certaine efficacité. En abandonnant une campagne durant quelques années en pensant que c’est gagné, on assistera à un retour en arrière. Pensons seulement à la hausse des cas de VIH/SIDA et d’autres infections transmises sexuellement chez les moins de 25 ans en raison de la diminution de pratiques sexuelles sécuritaires chez les plus jeunes, moins exposés que leurs aînés à des campagnes de sensibilisation soutenues.

30SecÀ preuve, l’excellente émission 30 secondes pour changer le monde, diffusée sur les ondes de Télé-Québec, présente les meilleures campagnes de sensibilisation de l’histoire de la publicité à l’échelle mondiale sur des enjeux comme la sécurité routière, la violence conjugale, la lutte contre le tabagisme et la drogue, la prévention du suicide, etc. Loins d’être réglées, ces problématiques font l’objet de campagnes depuis plusieurs années et le travail d’éducation et de communication est loin d’être terminé.

 

Outre la sensibilisation, que peut-on faire pour susciter une action?
D’autres tactiques qui ne relèvent pas nécessairement des relations publiques, possèdent aussi une certaine efficacité à générer une action auprès du public visé :

  • La récompense / la fidélisation
    Cette tactique est fortement utilisée et réfère au principe de renforcement positif du comportement souhaité. Elle demeure toutefois dépendante de la “récompense” et ne suscite pas automatiquement un engagement profond envers le produit, la cause ou la marque en question.
  • La pénalisation
    Lorsque possible, elle accompagne les campagnes de sensibilisation en contribuant, par des amendes et autres pénalités financières et légales, à faire changer des comportements, cette fois à plus court terme. Elle s’avère souvent nécessaire auprès d’une frange du public plus imperméable aux messages de sensibilisation et qui choisira par lui-même d’adopter le comportement souhaité.
  • La nécessité
    Le comportement devient incontournable et obligatoire par force de loi. Cette tactique rejoint la pénalisation dans le sens où les individus qui refusent de s’y conformer seront visés par des amendes.

Mais revenons au taux de participation…
À la lumière de ces diverses approches pour susciter une action auprès de notre public cible, comment augmenter le taux de participations aux élections?

  • Sensibilisation : Il faut poursuivre les campagnes d’éducation qui contribuent tout de même à augmenter – même légèrement – les statistiques.
  • Nécessité et pénalité : Devrions-nous adopter le vote obligatoire, comme l’a fait la Belgique depuis 1893 et remettre des amendes aux citoyens récalcitrants ? D’autres pays ont aussi adopté une forme de vote obligatoire.
  • Récompense / fidélisation : Cette approche peut sembler farfelue en matière électorale mais elle pourrait être considérée et influencer certains citoyens à passer à l’action. Citons ici le candidat à la mairie de Mont-Joli, Laurent Lajoie, qui a proposé de favoriser l’intérêt des citoyens envers la politique municipale en remettant un bon d’achat par tirage au sort à chacune des assemblées du conseil municipal où l’on comptera 20 citoyens ou plus dans la salle.Bon. Je reconnais qu’en arriver là serait symptomatique d’un malaise démocratique incurable mais pour les fins de la discussion, pourquoi pas?

Et vous, quelle stratégie adopteriez-vous pour augmenter la participation électorale?

 
 

Mots-clés : , , , , , , , , ,

Une ville en campagne : un documentaire à voir!

Trop occupés hier soir à fêter l’Halloween avec vos petits monstres et princesses pour visionner l’excellent documentaire Une ville en campagne? Qu’à cela ne tienne, il est toujours diffusé sur le site Web de Télé-Québec et je vous recommande fortement de le regarder (cliquez sur l’image pour le visionner).

MJoly_Docu

Comme relationniste, le côté “coulisses” me passionne et je considère qu’il s’agit du meilleur documentaire du genre depuis la production À hauteur d’homme, réalisée par Jean-Claude Labrecque en 2003, qui suivait alors la campagne électorale provinciale du point de vue de l’entourage de Bernard Landry.

Une ville en campagne est très fidèle à la réalité et suit les quatre candidats à la Mairie de Montréal et leur garde rapprochée entre mai et octobre. On les voit préparer leurs messages-clés et leur “ligne” médiatique, raffiner leur stratégie en vue des débats, réaliser des entrevues dans les médias, rencontrer les citoyens, etc.

Ils nous donnent aussi, en entrevue individuelle, leur vision plus personnelle sur leur campagne et surtout cette réalité médiatique avec laquelle ils n’ont pas tous le même niveau de confort. Par exemple, on y voit un Marcel Côté qui trouve visiblement difficile et frustrant d’avoir à livrer son message sous forme de “clip”. On réussit même à leur extirper quelques qualités de leurs adversaires!

Mais la question à 1000 $ demeure. Est-ce que ce documentaire influencera l’électeur ce dimanche, une fois seul dans l’urne avec son bulletin de vote? On s’en reparle le 4 novembre.

 
Laisser un commentaire

Publié par le novembre 1, 2013 dans Médias, RP, Uncategorized

 

Mots-clés : , , , , , , , , , ,