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Archives de catégorie : RP

5 bonnes raisons d’actualiser votre section médias

ordi_journaliste_montageLa majorité des organisations, grandes ou petites, publient une section « médias » sur leur site Web. Nommée « salle de nouvelles », « galerie de presse » ou tout simplement « médias », il s’agit encore souvent d’une liste de communiqués à consulter et d’un espace pour télécharger le logo de l’organisation.

À l’heure des réseaux sociaux, l’information voyage à vitesse grand V et les nombreuses coupures effectuées par les entreprises de presse font en sorte que les professionnels des médias ont de moins en moins de temps pour produire et diffuser cette information.

Voici donc une opportunité pour les organisations de repenser et d’améliorer leur salle de nouvelles corporative pour la rendre plus performante et surtout mieux adaptée à la réalité des médias traditionnels et sociaux. Comment ? En transformant votre salle des nouvelles en véritable média, en y présentant du contenu sous divers formats (articles, photos, vidéos, infographies, etc.) et en éditant son contenu comme le ferait un chef de pupitre.

Voici 5 bonnes raisons de rénover votre section « médias » dans les plus brefs délais.

1. Devenir un guichet d’expertise unique, pertinent et efficace pour les médias

Devenez une source de référence pour les médias. Plus ils feront appel à vous pour obtenir de l’information sur votre secteur d’activité ou vos enjeux, plus ils vous offriront d’opportunités pour communiquer votre message et votre point de vue sur ces questions. Un des moyens de devenir incontournable est de rendre votre salle des nouvelles la plus complète possible, un véritable guichet unique de votre expertise. Coincés par des délais de plus en plus serrés les journalistes apprécieront accéder rapidement et facilement à un éventail d’informations pertinentes et adaptées à leurs besoins.

Quoi inclure pour devenir une référence pour les médias :

  • liste des contacts média affichée au 1er niveau (important… ne les faites pas chercher)
  • galerie photos
  • espace vidéo
  • communiqués de presse
  • photos et bios des dirigeants
  • articles d’intérêt (incluant des nouvelles de l’industrie)
  • articles/blogues signés par vos experts internes
  • citations et allocutions
  • logos et autres pièces graphiques à télécharger
  • rapports d’expertise ou de sondage
  • suivi des dossiers ou des enjeux de l’organisation
  • publications
  • si pertinent, pourquoi pas un espace de discussion (chat) et d’interaction directe avec les médias…

Bref, tout élément susceptible de positionner favorablement votre organisation et son expertise auprès des médias.

2. Devenir une pépinière de contenu pour vos réseaux sociaux Rentabilisez vos efforts de création de contenu sur votre salle de nouvelles en diffusant vos articles, allocutions, photos, vidéos, infographies, etc., sur vos réseaux sociaux. Ces plateformes sociales doivent constamment être alimentées en contenu afin de maintenir l’intérêt de vos communautés pour votre marque. Cela nécessite un grand investissement de temps sans toujours garantir un retour sur investissement à court terme. Planifiez donc le contenu de votre salle de nouvelles en synergie avec vos réseaux sociaux. Vos efforts seront ainsi mieux canalisés et vos messages, mieux alignés.

De plus, assurez-vous d’instaurer des redirections efficaces entre votre salle de nouvelles et vos réseaux sociaux, notamment par :

  • la présence de boutons de partage vers les réseaux sociaux sur votre page de salle de nouvelles
  • le positionnement d’un hyperlien vers votre page de salle de nouvelles dans chacun des statuts publiés sur vos réseaux sociaux
  • l’abonnement RSS au contenu de votre salle de nouvelles
  • la facilité de consultation de votre salle de nouvelles sur mobile

3. Faire preuve de transparence et d’accessibilité auprès de vos publics

En améliorant l’offre de contenu de votre salle de nouvelles et, par conséquent, celle de vos réseaux sociaux, vous présenterez à vos divers publics un visage plus transparent et accessible, tout en permettant une meilleure interrelation avec ces derniers. Cette nouvelle proximité contribuera à améliorer leur confiance et leur engagement envers votre organisation.

Vous bâtirez ainsi une communauté plus large et plus fidèle sur les réseaux sociaux dont chacun des membres pourra devenir un ambassadeur de votre marque auprès de son réseaux respectif.

Soyez transparents – sans compromettre la stratégie de l’entreprise, bien sûr -, et généreux… ils vous le rendront au centuple.

4. Améliorer le référencement naturel de votre site Web (SEO)

L’offre de contenu accrue de votre salle de nouvelles est le moyen idéal pour améliorer le référencement naturel – aussi appelé organique – de votre site Web. En adoptant un répertoire de mots-clés adaptés aux termes utilisés par les médias et vos publics sur les engins de recherche, vous obtiendrez plus d’opportunités de figurer parmi les principaux résultats et ainsi vous assurer qu’ils consulteront votre contenu et vos messages en priorité.

Conjugué à vos réseaux sociaux, un référencement naturel performant contribuera à générer un achalandage toujours croissant sur votre site Web… achalandage qui contribuera aussi à améliorer le référencement de votre site. Bref, une dynamique circulaire s’installera au profit de votre salle de nouvelles.

5. Une plateforme pour mesurer vos résultats

Observez et analysez les résultats de votre salle de nouvelles et de ses diverses sections afin de l’améliorer de façon continuelle, notamment par la cueillette de données…

  • quantitatives : utilisez Google Analytics (gratuit et très performant)
  • qualitatives : positionnez un bref sondage de satisfaction à l’intention des visiteurs de votre salle de nouvelles afin de recueillir leurs commentaires et suggestions

À lire sur le sujet :

 

Larguer ou non son porte-parole ?

Photo : site Web http://7jours.ca

Tout le bruit suscité récemment par « l’affaire » Joël Legendre dans les médias tradionnels et sur les réseaux sociaux nous rappelle à quel point le tribunal de l’opinion publique peut être brutal et rendre complètement radioactif « l’accusé » dont le statut social, la crédibilité et la réputation viennent de fondre comme neige au soleil.

Que l’on soit d’accord ou non… Que la réaction exprimée soit disproportionnée ou non… Là n’est pas la question pour les organismes qui se sont associés avec cette personnalité publique.

Larguer ou non son porte-parole, voilà la question qu’ils doivent se poser, et vite!

Comme responsable des communications, votre rôle est de gérer la réputation de votre marque et non celle de votre porte-parole. Aussi insensible que cela puisse paraître, c’est ce qui doit primer si les actions de votre porte-parole risquent d’éclabousser la crédibilité et la confiance du public face à votre organisation.

J’ai donc été surprise de constater qu’en date de vendredi, Opération enfant soleil et l’Expo Manger Santé et Vivre Vert ne s’étaient toujours pas positionnées sur cette question. Comme ces organisations rejoignent toutes deux un public familial – surtout Opération enfant soleil – il valait mieux communiquer rapidement afin de se dissocier publiquement de leur porte-parole, et ce afin de s’assurer que les actions de ce dernier n’aient pas le temps d’entacher leur marque dont la crédibilité est si longue à bâtir mais si rapide à détruire.

Samedi, un article dans le Journal de Montréal relatait que M. Legendre n’animera pas le prochain gala Opération enfant soleil mais on constate qu’il s’agit d’une conséquence de sa décision de se retirer de la vie publique et non d’une décision de l’organisation. Dans ce cadre, le manque de proactivité de l’organisme se faisait sentir dans les commentaires des internautes. Du côté de l’Expo Manger Santé et Vivre Vert, silence radio au moment d’écrire ces lignes.

Larguer ou non son porte parole ?

Même s’il faut agir vite lorsque son porte-parole se met dans l’eau chaude, il ne faut pas succomber à la panique et prendre le temps de se poser les questions suivantes :

  • Est-ce que les actions du porte-parole entrent en conflit avec notre mission ou nos valeurs ?
  • Est-ce que les actions du porte-parole peuvent porter ombrage ou nuire à notre réputation de quelque façon que ce soit ?
  • Y a-t-il un moyen de tourner cette crise en opportunité pour notre marque tout en conservant notre association avec ce porte-parole ?

Selon les réponses, l’organisation doit agir promptement, soit en « divorçant » de son porte-parole ou en lançant une campagne de communication visant à transformer l’événement en opportunité. Cette deuxième option, dans le cas présent, est difficile à envisager pour les organismes cités plus haut qui ont recruté M. Legendre pour son image de bon père de famille et de personnalité « propre ».

Photo : Martine Doyon Site Web : http://www.coupdepouce.com

Afin d’illustrer ce propos autrement, prenons l’exemple de Normand Brathwaite qui s’était fait arrêter pour ivresse au volant il y a plus de 20 ans alors qu’il était porte-parole de la Fédération des producteurs de lait du Québec. La Fédération avait alors mis fin à son contrat puisque les actions de ce dernier n’étaient plus fidèles au produit, au message et aux valeurs véhiculées. Sans compter qu’elles ouvraient la porte à de mauvaises blagues qui auraient pu se répercuter négativement sur la marque « Le Lait ».

Supposons maintenant qu’il ait été porte-parole pour Réno Dépôt à l’époque (ce qui n’était pas encore le cas). L’événement n’aurait eu que très peu d’incidence sur la réputation du détaillant puisqu’il n’entrait pas en conflit  avec la mission, les valeurs ou les produits de l’entreprise.

Encore mieux, privé de sa voiture pour un an suite à sa condamnation, un angle d’autodérision aurait pu être joué avec succès avec M. Brathwaite pour promouvoir des produits comme un cadenas pour son vélo, un tracteur-tondeuse pour se déplacer, etc., transformant ainsi la controverse en opportunité, tant pour l’entreprise que pour le porte-parole.

 
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Publié par le mars 14, 2015 dans RP

 

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Avis de recherche : relationniste

J’ai sursauté la semaine dernière en entendant M. Eddy Savoie, propriétaire des Résidences Soleil, se défendre à l’animatrice Marie-France Bazzo de n’avoir aucun professionnel en communications pour le conseiller, après qu’elle lui ait demandé s’il était dans une « opération » de relations publiques. Avouez que la question était pertinente. Ayant entretenu le silence radio depuis le début de ses procédures judiciaires envers Mme Thériault-Martel, la soudaine disponibilité de M. Savoie à réaliser des entrevues pouvait sembler opportuniste.

Photo : Radio-Canada/Marie-Ève Tremblay

Photo : Radio-Canada/Marie-Ève Tremblay

L’homme d’affaires dit vouloir défendre sa réputation et a emprunté — avec force — la voie des tribunaux. Or, un bon conseiller en relations publiques, recruté au départ, lui aurait fait économiser bien des frais légaux, tout en l’aidant de façon bien plus efficace à gérer la situation en limitant son impact sur votre réputation et, par conséquent, celle de son entreprise.

Car la bataille de la réputation, c’est aussi et surtout dans l’arène de l’opinion publique qu’elle se joue. En ne misant que sur le légal et en négligeant la communication avec ses divers publics, M. Savoie l’a déjà perdue et aucun jugement d’appel, aussi favorable soit-il, ne l’aidera à regagner la crédibilité perdue.

Et avec sa réaction face à la démission en bloc, cette semaine, d’une dizaine d’employés du CHSLD de Saint-Lambert, M. Savoie a de nouveau fait la démonstration de son manque à gagner en terme de sensibilité face aux enjeux liés à la réputation.

La réputation de M. Savoie est étroitement liée à celle de son entreprise. Et avec le succès des Résidences Soleil au cours des dernières années dans le secteur de l’hébergement des aînés, elle est devenu un symbole, une cible que des individus ou des groupes d’intérêts chercheront à attaquer à grands renforts de couverture médiatique. Dans ce contexte, il serait plus avisé pour M. Savoie de revoir sa position et de solliciter conseil auprès d’un professionnel en relations publiques qui pourra, entre autres, l’aider à :

  • mieux comprendre la relation d’inter-influence entre son entreprise et ses diverses parties prenantes;
  • créer et maintenir une relation de confiance positive et constructive avec ses divers publics internes (employés, syndicats);
  • renforcer ses relations avec ses alliés (partenaires, clients et employés satisfaits) qui pourront l’aider à se défendre, advenant une critique sur la place publique;
  • comprendre le rôle et le langage des médias;
  • l’aider à mettre de l’avant la contribution positive de son personnel et de ses établissements envers nos aînés;
  • comprendre que le développement de son entreprise passe aussi par une bonne gestion de ses enjeux et que sa réputation personnelle est indissociable de celle de son entreprise.

Bref, il n’est pas trop tard pour reconsidérer sa position et s’engager dans un processus constructif, positif et durable de relations avec ses publics… et non d’une simpliste tournée média devancée et suivie d’un lourd silence, prêtant ainsi trop facilement flan à la critique et lui évitant toute chance de faire passer son message.

 
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Publié par le septembre 2, 2014 dans RP

 

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Garderies: gaspillage de capital pour le gouvernement Couillard

Garderie_SRC

Cliquez sur l’image pour visionner le reportage du Téléjournal du 13 mai 2014

La semaine dernière, le ministère de la Famille décidait de geler l’émission de tous les nouveaux permis jusqu’à l’annonce du premier budget Leitao, en juin. Or, plusieurs établissements sur le point d’ouvrir ont dû laisser les clés dans la porte, congédier du personnel et retarder l’arrivée des enfants dont les parents avaient déjà quitté leur place au sein de l’établissement précédent.

En entrevue au 98,5 FM (13:00), la ministre Francine Charbonneau répétait mécaniquement son message, en démontrant très peu d’empathie pour des parents coincés entre deux eaux, sans service, et des propriétaires sur le bord du gouffre financier.

Malheureusement pour elle, ce genre de problématique représente du gros bonbon bien sucré pour les médias. Tous les ingrédients y sont présents: le “méchant” gouvernement contre les familles québécoises, le potentiel visuel des garderies flambant neuves et complètement vides, bref, une belle histoire à la David contre Goliath, manichéenne à souhait.

Résultat: moins d’une semaine après l’annonce du gel des permis, le ministère annonçait que les établissements prêts à ouvrir pourraient finalement obtenir leur permis (Le Devoir, 17 mai 2014).

Un gaspillage de capital

Élu avec une forte majorité, le gouvernement Couillard a la légitimité de mener à bien ses réformes en matière de finances publiques. Par contre, pour maintenir l’adhésion de son projet au sein de la population, il devra user avec intelligence de son capital de sympathie. Or, des décisions unilatérales, telles que celle prise par la ministre de la Famille la semaine dernière, représentent un gaspillage de capital. Et du capital, le gouvernement en aura besoin pour faire face à l’opposition des groupes qui seront affectés par les mesures d’austérité à venir.

Il aurait été plus sage, dès le début, d’autoriser les permis de garderie déjà promis et d’annoncer un gel pour les nouveaux projets, le temps de revoir l’affectation des ressources en fonction des besoins du ministère. De cette façon, le gouvernement maintient le cap sur des finances publiques responsables, tout en démontrant une certaine dose de jugement. Il gagnerait aussi à travailler avec les parties prenantes dans la recherche de solutions permettant de mieux affecter les ressources dans un contexte financier plus difficile. Il créera ainsi de précieuses alliances qui lui permettront de faire face de manière beaucoup plus solide à l’opposition.

Thatcher Thatcher, Milk Snatcher

Garderie_ThatcherCette utilisation judicieuse du capital de sympathie, Margaret Thatcher, première ministre de Grande-Bretagne de 1979 à 1990, l’a apprise à la dure en 1971, alors qu’elle était ministre de l’Éducation et qu’elle avait décidé de supprimer le programme de distribution gratuite de lait pour les écoliers. Cette décision a, bien sûr, provoqué un tollé et le symbole des enfants victimes de coupures budgétaires lui a causé un tort beaucoup plus grand que la simple économie réalisée.

De son propre aveu, la dame de fer a reconnu que cette expérience lui avait coûté beaucoup trop cher sur le plan politique et en a tiré la leçon de mieux choisir les batailles pour lesquelles elle était prête à mettre son capital en jeu.

 
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Publié par le mai 17, 2014 dans Médias, RP, Uncategorized

 

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RP : 5 qualités à posséder

rouagesRécemment, une étudiante en relations publiques me demandait quelles étaient les principales qualités à posséder pour être relationniste. N’ayant pas réfléchi en profondeur à cette question, j’ai répondu spontanément avec des qualités professionnelles telles que le sens de l’organisation, une bonne gestion du temps, savoir travailler en équipe, etc.

Mais avec le temps, cette excellente question m’est restée en tête et je souhaitais y revenir pour proposer une réponse plus représentative de ce qui, à mon avis, fait la spécificité des professionnels des relations publiques.

1. Grande capacité de synthèse, de vulgarisation et de rédaction

Les problématiques de relations publiques sont souvent très complexes et comprennent des enjeux sensibles impliquant des parties prenantes aux intérêts parfois discordants. La capacité, d’une part, de bien comprendre ces problématiques et d’en saisir l’essence et, d’autre part, de les vulgariser, de les adapter et de les transmettre en fonction des diverses parties en présence, est une capacité qui distingue les professionnels des relations publiques.

resilience2. Résilience

Cette qualité personnelle est l’une des plus importante!

Quand survient l’adversité, les relationnistes vont au front. Savoir faire face à l’opposition, à des dénouements imprévus ou encore à une crise médiatique, sont le lot des professionnels en relations publiques. Une bonne capacité de résilience saura donc stimuler plutôt que de décourager le relationniste et l’aidera à tirer profit des situations les plus difficiles.

3. Curiosité intellectuelle

La capacité – et le désir – d’apprendre continuellement est essentielle pour tout professionnel, surtout en relations publiques. Il s’agit ici de se tenir informé de l’actualité, bien sûr, mais de cultiver une grande culture générale qui dépasse nos champs d’intérêts directs. Il faut avoir aussi la curiosité d’apprendre et de s’adapter aux nouvelles technologies de même qu’aux pratiques qui en découlent.

empathie4. Empathie

Tout communicateur efficace doit savoir faire preuve d’empathie. Communiquer, c’est parler le langage de l’autre afin de faire passer son message, soit le pain et le beurre des professionnels des relations publiques. En se mettant à la place de ses parties prenantes, le relationniste réussira à créer et à maintenir un canal de dialogue constructif avec chacune d’entre elles.

5. Intelligence émotionnelle

Garder son sang-froid, aborder les conflits de façon rationnelle et constructive est essentiel pour le relationniste. Qu’il soit à la barre d’une gestion de crise ou encore en entrevue sur un sujet controversé, l’intelligence émotionnelle est une qualité voire même une aptitude indispensable pour la croissance professionnelle.

Et vous, qu’en pensez-vous? Quelles-sont les qualités qui distinguent les relationnistes?

 
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Publié par le avril 20, 2014 dans RP, Uncategorized

 

“Spin doctors” et journalistes : une influence à double sens

Photo : Radio-Canada/Marie-Eve Tremblay http://ici.radio-canada.ca/emissions/c_est_pas_trop_tot

Il s’est dit beaucoup de choses dans cette campagne électorale dont le débat a été souvent plus que houleux et où la boue a été lancée amoureusement de part et d’autre.

J’ai aussi entendu les médias parler le l’influence exercée par les stratèges des partis politiques envers eux. Ce faisant, un terme que je déteste a refait surface: Spin Doctor.

Spin Doctor est une expression à connotation négative pour désigner les relationnistes des partis politiques. Il implique l’usage de pratiques malhonnêtes visant à manipuler les médias dans le but de promouvoir un candidat, une idée ou encore un parti politiques. Ces pratiques sont loin du code de déontologie des relations publiques et encore plus loin d’une saine pratique de la profession. L’emploi de ce terme par les médias est un raccourci intellectuel démagogique et contribue à véhiculer une image négative du travail du relationniste.

Ces “pauvres” journalistes sous influence
Je travaille auprès des médias depuis plus de 15 ans et j’apprécie encore aujourd’hui la relation professionnelle que j’entretiens avec eux. La plupart ont à coeur de communiquer une information juste et objective, dans le meilleur intérêt du public. Mon travail consiste, lorsque je le peux, à faciliter leur accès et leur compréhension face à cette information. C’est aussi le travail des relationnistes des divers partis qui accompagnent les médias au cours d’une campagne électorale. Mais à entendre certains journalistes au cours des dernières semaines, ils sont les “pauvres” victimes de tactiques de manipulation de la part des “méchants” Spin doctors des partis politiques.

Remettons un peu tout cela en perspective :

  • La réalité des médias est la réalité perçue : les médias exercent une grande influence sur la population et ils le savent. Il est donc normal pour les relationnistes de tenter de faire passer leurs messages par ces canaux. Cela ne veut toutefois pas dire que le message est malhonnête ou qu’il n’est pas dans l’intérêt du public d’en être informé.

Par exemple, les deux premières semaines de la campagne électorale ont été monopolisées par le débat référendaire alors que les partis ont procédé à plusieurs annonces qui visaient à faire connaître d’autres facettes de leur programme. Or, les questions en point de presse revenaient sur la question de la souveraineté et très peu d’importance était accordée à l’information que le parti tentait de communiquer. Ainsi, par le filtre des médias qui n’en avait que pour la chicane référendaire, des questions comme l’éducation, l’économie, l’environnement ou la culture ont eu très peu de couverture médiatique.

  • Les journalistes exercent aussi des tactiques d’influence : par la façon dont ils réalisent une entrevue ou encore le choix des questions posées en conférence de presse, par les choix éditoriaux de couvrir ou non une nouvelle et de l’importance qui lui sera accordée, par le ton de leurs chroniqueurs et par le positionnement de leurs éditorialistes, les médias sont loin d’être neutres et réussisent aussi à faire passer leur vision de la réalité et leurs messages auprès du grand public. De plus, comme ils sont les diffuseurs, ils auront toujours le dernier mot, quoi qu’on en dise.

Laissons la boue aux politiciens…
mariageLes relations publiques et le journalisme sont deux professions encadrées par un code de déontologie qui vise à en encadrer l’éthique et la bonne pratique. Il s’agit d’un mariage de raison où nous avons besoin l’un de l’autre.

Nous avons chacun nos objectifs qui peuvent, à l’occasion, entrer en conflit, notamment lorsqu’une information sensible ne peut être divulguée au moment exact où le journaliste le voudrait. Un des objectifs du relationniste étant la gestion de la réputation de son organisation alors que celui du journaliste d’être le premier sur la nouvelle en exigeant une parfaite transparence de l’information, peu importe les conséquences. Dans le cadre d’une relation professionnelle honnête et respectueuse de la déontologie de chacun, il est possible de travailler ensemble malgré ces contraintes.

Je sais les journalistes intelligents et, malgré leur crainte constante d’être manipulés, ce n’est pas demain la veille qu’ils abandonneront tout sens critique. Donc laissons de côté les étiquettes démagogiques et élevons notre discours professionnel, maintenant que la campagne est terminée.

 
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Publié par le avril 6, 2014 dans Médias, RP, Uncategorized

 

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Porte-parole : aller au-delà du « fit »

Sur papier, certaines campagnes de communications et les personnalités choisies pour les représenter sont compatibles et présentent un fit qui semble incontestable. Malgré cela, il arrive parfois que ces associations entre une campagne et une personnalité publique provoque une réaction virulente provenant du champ gauche, prenant ainsi les protagonistes par surprise et mettant en péril le capital de sympathie de la personnalité ayant accepté d’associer son image au produit ou au service. Personnalité qui, en bout de ligne, a souvent le plus à perdre. Voici quelques exemples dont le plus récent est survenu la semaine dernière.

Source image : http://mikerowe.com

Mike Rowe et Walmart

Mike Rowe, animateur de l’émission Dirty Jobs, est devenu, avec les années, une marque représentant l’ouvrier moyen américain. Il a même créé sa propre fondation, mikeroweWORKS qui vise à aider financièrement des jeunes à acquérir une formation professionnelle.

Approché par Walmart, Mike Rowe a accepté d’associer sa voix à une campagne qui promet de débourser 250 milliards de dollars sur 10 ans pour créer des emplois manufacturiers aux États-Unis. Jusqu’ici, tout va bien. L’association entre une campagne qui vise à créer des emplois locaux et le défenseur de la classe ouvrière semble un match parfait.

Or, suite à sa diffusion, Mike Rowe et sa fondation ont été littéralement assaillis de commentaires négatifs et forts émotifs, critiquant son association avec Walmart, une entreprise dont la mauvaise réputation en termes de relations de travail et d’achat de produits fabriqués à l’étranger n’est plus à faire.

Sur sa page médiatique, de même que sur Facebook, Mike Rowe défend – fort bien, je dois dire – son choix de s’associer à cette campagne spécifique de Walmart et revendique que celle-ci est compatible avec la mission de sa fondation.

Mais comment expliquer d’aussi importantes répercussions envers Mike Rowe ? Mike Rowe et son équipe auraient-ils pu le prévoir ? Être plus paranoïaques et effectuer une meilleure évaluation des enjeux liés à une association – aussi brève soit-elle – avec une entreprise aussi “démonisée” ? Fort probablement!

Mais dans toute cette controverse, ce qui est le plus étonnant, c’est que la cible des attaques demeure Mike Rowe, qui doit défendre seul sa marque et sa réputation, alors que Walmart ne pourra qu’améliorer son image et la visibilité de ce nouveau programme, faisant de l’entreprise la grande gagnante de toute cette commotion médiatique. Bref, même si l’association semblait idéale sur papier, un des deux partenaires avait clairement plus à perdre que l’autre.

Scarlett Johansson, Soda Stream et Oxfam

À la fin du mois de janvier de cette année, après une association de huit ans, l’actrice Scarlett Johansson a dû confirmer sa rupture avec Oxfam suite à son endossement du Soda Stream dans le cadre d’une publicité diffusée durant le Superbowl. En émettant sa décision de mettre fin à sa relation avec Mme Johansson, Oxfam arguait que l’association entre l’actrice et la compagnie israélienne produisant le Soda Stream allait à l’encontre de son rôle d’ambassadrice puisqu’elle s’inscrit en faux avec le boycott d’Oxfam envers les activités commerciales provenant des colonies israéliennes, comme c’est le cas de l’entreprise en question.

Comme Walmart, le grand gagnant ici demeure le Soda Stream qui a accru sa notoriété et ses ventes avec cette controverse, alors que Scarlett Johansson est demeurée la cible des attaques suite à la diffusion de cette publicité. Avant d’accepter, l’entourage de Mme Johansson aurait probablement dû faire une analyse des enjeux associés à cette nouvelle relations d’affaires, et ce à la lumière de ses précédents engagements.

Source image : lapresse.ca

De retour chez nous, l’allaitement “glamour” de Mahée Paiement

Chez nous, Mahée Paiement a goûté, en octobre 2012, à la même médecine avec la controverse entourant la campagne « Allaiter, c’est glamour », pour le compte de l’Agence de santé et des services sociaux de Montréal. Nouvelle maman, l’association entre cette personnalité québécoise et la promotion de l’allaitement semblait toute naturelle.

Malheureusement, le message, tant dans le fond que dans la forme, a suscité toute une controverse, les planificateurs de cette campagne ayant nettement sous-estimé la sensibilité liée à la question de l’allaitement et l’impact d’une telle campagne-choc, même au sein des adeptes de l’allaitement.

 
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Publié par le mars 2, 2014 dans RP, Uncategorized

 

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